L’oeuvre de Pierre Bourdieu en pratiques !
Vous êtes ici : Accueil » Les précédentes manifestations » 2005 - Sciences sociales et histoire » Le programme 2005 : Sciences sociales et Histoire.

Le programme 2005 : Sciences sociales et Histoire.

21-22 Mars 2005 - PAU

D 12 décembre 2004     H 00:00     A Abel Kouvouama, PAUSES     C 0 messages


La troisième édition du Colloque national sur « l’œuvre de Pierre Bourdieu en pratiques » est consacrée à l’analyse du rapport entre « Sciences sociales et histoire ». Le « cadre » épistémologique imposé de fait est la nécessité de pratiquer les deux genres disciplinaires, en raison de la nature même des faits sociaux (histoire faites corps, histoire faite institutions) ; en raison de leurs fécondations réciproques (« historiciser l’analyse du fait social en révèle notamment l’arbitraire..., sociologiser le fait historique permet notamment d’en montrer la nature relationnelle et non substantielle... »).

Depuis la fin du XIXème siècle, les sciences sociales sont fortement marquées par leurs contextes historiques d’émergence. Il en a résulté la constitution de traditions de réflexion théoriques et épistémologiques cloisonnées. On observe également un retard des sciences sociales par rapport aux bouleversements de réalités sociales qui ont été accentués avec la mondialisation. En plus, les chercheurs des différentes disciplines des sciences sociales produisent un type de connaissance du monde social défini par et pour un contexte culturel particulier, dont ils tendent à reproduire les frontières disciplinaires. Comment alors, à partir d’objets, de terrains différents et circonscrits, des instruments théoriques et méthodologiques, envisager la possibilité de rompre avec les frontières non heuristiques des logiques disciplinaires ? Quelles sont les conditions historiques, épistémologiques et disciplinaires requises pour instaurer un dialogue rationnel fructueux entre les différentes sciences sociales en France, particulièrement en Europe, comme le pratiquait Pierre Bourdieu, et comme se propose d’en développer les potentialités, l’initiative Espace pour les Sciences Sociales Européen de Genève, conduite par Frantz Schulteis ? Enfin, comment à partir des études de cas et d’un corps d’hypothèses généralisables et transposables, selon la démarche empruntée par Pierre Bourdieu, est-il possible de croiser les regards des différents spécialistes des sciences sociales et de contribuer au décloisonnement de celles-ci ? Certes, les échanges scientifiques créent le plus souvent des malentendus, mais la confrontation et la cumulativité des recherches favorisent davantage les conditions indispensables à la pleine efficacité scientifique et sociale du travail scientifique. C’est pourquoi, une réflexion s’impose :
- Sur le fonctionnement du champ scientifique des sciences sociales, c’est-à-dire sur les trajectoires des agents, leurs formes d’engagement.
- Sur les objets étudiés, les problématiques envisagées et le contexte socio-politique de la demande sociale.
- Sur la dimension historique et réflexive de l’activité de recherche et d’enseignement en matière de sciences sociales.
- Sur la nécessité de la démarche transdisciplinaire, ainsi que sur la question de la pertinence de la distinction entre l’étude du passé et l’étude du présent, etc.

En même temps, il y a lieu d’admettre que de nos jours, l’intégration des modes de savoir dans la pratique des sciences sociales s’impose d’elle-même, tant d’une part la démarche descriptive, ethnographique et d’autre part, la démarche explicative participent ensemble, volens nolens, du projet de compréhension de la réalité sociale.
Tout en laissant à chacun la liberté de choix d’un champ particulier des sciences sociales et humaines en rapport avec l’histoire, le colloque devra aussi interroger les conditions sociales et historiques de production des recherches en sciences sociales en France notamment. Par ailleurs, deux contraintes organisationnelles pèseront sur les interventions attendues, en raison de la qualité nécessairement et volontairement hétérogène de l’assistance (public le plus large possible) : premièrement, la brièveté du temps de prise de parole est comprise entre entre 20 et 30 minutes ; deuxièmement, l’impérieuse nécessité de présenter en des termes simples ou simplifiés, les concepts et notions scientifiques utilisés.

Un message, un commentaire ?
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message